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Nininho Vaz Maia : le prince de la pop latino

27/12/2023

Nininho Vaz Maia : le prince de la pop latino

Certes, le Portugal compte déjà de nombreux et talentueux chanteurs. Tony Carreira, Mariza, Ana Moura, Ana Carolina, David Carreira, le groupe Calema... Il est regrettable d’ailleurs, que leur succès ne soit pas du tout ou que trop peu connu en France, à l'exception des derniers. Il faut dire que lorsque ces artistes viennent sur une scène parisienne, ce n’est généralement que pour un soir et devant un public appartenant à la diaspora portugaise, avant de partir poursuivre leur tournée. Cécile Laligan, attachée de presse de renom de plusieurs d'entre eux, l'explique aussi par le fait que les médias français ont du mal à les accueillir. "Ils ne leur ouvrent pas leurs portes malgré leur notoriété internationale. C'est dommage." 
Aujourd’hui, Nininho Vaz Maia s’ajoute sans nul doute à cette liste non exhaustive. Il s’est lui-même produit au Bataclan en octobre 2022. Mais qui d’autres que ses fans pour s’en souvenir ? Et pourtant, en France, cet artiste aurait toute sa place. En quoi cela ?  Pour le charme qu’il dégage ? Pour ses plus de 90 millions de vues sur YouTube ? Très certainement, mais avant tout, parce qu’il a eu l’intelligence de créer son propre style en unissant ses racines gitanes au flamenco et à la pop. Et là, vous vous dites que c’est un autre Kendji Girac. Eh bien non! Ils n’ont en commun que leurs origines à qui ils n’ont de cesse de rendre hommage. 


Nininho est plus qu’un chanteur. Par sa voix puissante et envoutante, il incarne, il vit, il respire et partage avec générosité chaque mot qu’il prononce. Tel un fadiste, il est un passeur d’émotions. Il chante avec passion et avec ses tripes. Le secret est là.
Mais qui est donc cet artiste au style unique ? On doit sa découverte à sa sœur. En 2013, Nininho, de son vrai prénom Avelino, est assigné à résidence pendant plus d’un an après avoir été impliqué dans une bagarre lors d’une soirée. Les journées lui sont longues et ennuyeuses. Un jour, il prend sa guitare et se filme en train de chanter. Il envoie sa vidéo à sa sœur qui la transmet à sa cousine qui, elle-même, la partage sur YouTube. Bingo ! Sans que cela soit voulu, elle devient virale en un rien de temps. Est-ce parce qu’il est torse-nu, assis sur un canapé, une guitare à la main ? Est-ce parce qu’il ne cache pas sa cheville encerclée par un bracelet électronique ?  Ou est-ce tout simplement sa voix et ce qu’il s’en dégage ? La vidéo fait le buzz avec plus de 3 millions de vues. 


Cette soudaine notoriété, Nininho n’y croit pas et ne la prend pas au sérieux. Pour lui, il s’agit d’une blague. Pourtant, elle est bien réelle. Lui, le fils de gitan (par son père), qui a quitté l’école à l’âge de 16 ans pour aller travailler dans l’entreprise familiale, doit-il y voir un signe ?  Nininho a toujours été nourri par la musique. Elle fait partie de sa communauté et de son ADN. Aussi, face à ce succès inattendu, pourquoi ne pas la partager et en faire son autre métier ? C’est le début du commencement. Inconnu hier, Nininho Vaz Maia, gérant d’une compagnie de taxis, passe ainsi sous les feux de la rampe. Il chante et produit ses chansons « sans personne derrière, sans aucune étiquette, sans rien, juste seul. Et je pense que cela a beaucoup plus de saveur. » confiait-il au site Nit.pt. 


Le Portugal découvre donc un nouveau talent avec un style bien à lui.  Nininho incarne la culture gitane. Par sa musique, il souhaite changer les mentalités et démystifier les préjugés envers sa communauté. L’artiste manouche l’affiche et le clame d’ailleurs dans l’un de ses titres, "Soy gitano" "Je suis gitan (…) Laisse-moi être comme je suis. Nous ne sommes pas tous pareils." Et d’ajouter à Nit.pt « Je sais que j’ai déjà ouvert beaucoup de portes, que j’ai déjà changé beaucoup de mentalités (…) Changer les mentalités avec la musique est ma façon d’être et ce sont des choses que les gens admirent le plus chez moi. »


Chanter lui réussit. À trente-cinq ans, tout semble sourire à l’autodidacte. Marié, père de trois enfants, la légitimité artistique de Nininho Vas Maia n’est plus à démontrer. Son grand talent et son travail ont été reconnus et récompensés en 2021 par un disque d’or.  Son premier opus « Raizes » (Racines) est un véritable succès. Les onze titres qui ont fait l’unanimité d’un public conquis - notamment « Gusto de Ti » (Je t’aime bien) en duo avec son fils ainé et repris à chaque fois en chœur lors de ses concerts - ont été couronnés par le prix Platinum Record. Alors, à quand sa consécration en France ?  En attendant, il semblerait que ce soit vers l’Espagne, le pays de sa femme, que l’Artiste souhaite déployer son style. Attention, Ricky Martin … La pop latino va avoir un nouvel ambassadeur…

 

    "Foste Embora"

    

Julien Joubert donne le LA à la composition

25/11/2023

Julien Joubert donne le LA à la composition

C’est ainsi, qu’il fait de la pédagogie musicale sa partition de jeu. Le compositeur, professeur au conservatoire et directeur musical de l’association La Musique de Léonie, s’oriente alors vers l’histoire de la musique pour en faire un spectacle.  Pendant plus d’une heure, sous la forme d’un cours magistral, il donne les grandes orgues des mystères de la composition. Il l’annonce dès le début : « Tout le monde écrit des chansons ». Le défi va être d’en créer une, car nous sommes tous des artistes en puissance.  Qui ne chante pas sous la douche, en cuisinant, ou en faisant des tâches ménagères ? Il est donc temps de réveiller le musicien qui sommeille en nous. A nos gammes, mais comment cela ?  Julien Joubert va faire vibrer crescendo notre corde sensible. Composer est un art qui commence obligatoirement par les principes d’écriture que sont la prosodie, les carrures, les chromatismes, la mélodie ou encore, la superposition. Ce à quoi, il faut faire correspondre le texte, puisque l’air et la chanson ne doivent faire qu’un. Et c’est là, par l’humour et les jeux de mots que le cours prend tout son sens. Le talentueux harmoniste s’amuse à en décortiquer et à en analyser toute la subtilité. C’est clair. Aucune fausse note. Il connait la musique ! 


« Tout le monde écrit des chansons », une idée musicale originale, ludique, de composition subtile et bien orchestrée par et de Julien Joubert – Jusqu’au 21 décembre au Théâtre Montmartre Galabru (Paris XVIIIème) – Réservations 01 42 23 15 85 – www.theatregalabru.com

L’heure des cons sonnent

18/11/2023

L’heure des cons sonnent

D’après Michel Audiard, « Les cons osent tout. C’est même à ça qu’on les reconnait. » Eh bien parfait, OSONS ! Oui mais, le pouvons-nous ?  Est-il possible, dans notre société actuelle devenue individualiste et face au système patriarcal dans lequel nous vivons, d’être moins cons ? Houlà là, mal de tête à l’approche … Comment y répondre ? Ça demande de s’intéresser aux autres. Ah, mince, c’est bête çà ! Alors comment faire pour que le monde soit moins con ?   
Féministe dans l’âme, Sandra Colombo s’est penchée sur ladite question.  Elle a mené l’enquête. Faudrait-il ne plus croire à tout ce que l’on nous dit, arrêter de juger les autres, ne plus être un pigeon ou un mouton de Panurge, arrêter les inégalités entre les hommes et les femmes, ou tout bonnement, s’éloigner des cons ? D’accord, mais quid de notre vie lorsque l’on aura réglé tous nos problèmes de con ? Sandra a justement mis au point une méthode pour ouvrir notre réflexion, nous apporter des réponses pour mieux avancer dans notre parcours personnel et nous permettre de dire « Adieu aux cons ». 

 

« Que faire des cons », un seul en scène engagé, coup de cœur de France Inter, de et par Sandra Colombo, mis en scène par Marie Guibourt, tous les mardis au Point Virgule (Paris IVème  ) - Réservations : 01 42 78 67 03 www.lepointvirgule.com

L’amour vache

11/11/2023

L’amour vache

Vénale, Marie-Dominique ? Pire que cela. Via un site de rencontre, elle jette son dévolu sur le seul tétra qui lui réponde et qui semble compatible à ses doléances. Romain. Jeune, dévoué corps et âmes à sa mère qu’il vient de placer en Ehpad et surtout, futur héritier d’un très bel appartement à Boulogne Billancourt. Rencontre, accord et match. Le mariage est célébré. De leur union dénuée de tout amour nait Hector. 
Mais le simulacre du couple heureux s’arrête là. Chassez le naturel, il revient au galop. Le vrai visage de Marie-Dominique fait surface. Las de ne pas obtenir ce qu’elle espérait, la dominatrice sarcastique qu’elle est devient une manipulatrice des plus machiavéliques. Pour arriver à ses fins, la haine de l’autre prend le dessus jusqu’à devenir son ennemi et vouloir sa destruction. Comme quoi, s’épanouir par égoïsme et intérêt sans amour n’est pas une panacée et n’est pas sans conséquence. Les sentiments ne se commandent pas. Le cœur à ses raisons que la raison ignore… Marie-Dominique et Romain vont  en payer le prix fort.


« L’abus d’amour bourgogne », une comédie démoniaque de et mise en scène par Jean-Luc Simonneaux à l’humour caustique. Avec Olivia Dardenne et Cédrick Spinassou. Le 17 novembre à 21h30 et le 25 novembre à 19h45 -Théâtre de la comédie Saint Michel (Paris Vème) – Réservations 01 55 42 92 97 – www.comediesanintmichel.fr

Au nom de l’espoir

04/11/2023

Au nom de l’espoir

En cette soirée de décembre 1942, totalement désarçonnée, Ita se résout à faire ce que les policiers viennent de lui ordonner. « S’ils reviennent me chercher c’est pour vérifier que je suis Ita Laster née Goldfeld… » Pourtant, dans sa tête fragile, tout se bouscule. Doute et espoir s’y alternent. Ce ne peut être un nouveau pogrom ? Pas dans le pays des droits de l’homme, où les juifs n’ont rien à craindre ! Ah oui, « Un bon juif ne doit jamais être trop loin de sa valise ». Alors, pour combler l’attente, c’est avec nostalgie, que, elle, l’Ukrainienne réfugiée, devenue veuve, replonge dans ses souvenirs. Avec tendresse, elle repense à son petit appartement situé rue des juifs à Odessa, à son métier de vendeuse d’aiguilles à coudre sur les marchés, à sa rencontre avec son mari Salomon, l’homme de sa vie, celui qu’elle a choisi et qui était le meilleur vendeur de Bagles, à leur exil en France, à la naissance de ses trois enfants, à ses deux sœurs Sarah et Judith installées à l’étranger et à ses voisins les Martins qui les avaient aidés à emménager. Pourquoi d’ailleurs, il y a peu, voulaient-ils récupérer les clés de son appartement ? Ses illusions n’auront pas raison de sa naïveté ni de son optimiste. A quoi bon ? Ita, la Youpine, doit rassembler sa vie dans sa petite valise. Et plus elle y pense et plus elle veut revenir auprès de son mari tué lors de la première guerre mondiale et de son fils aîné Jacques, emmené quelques jours plus tôt à Drancy. Elle a peur, mais elle est prête. 


L’histoire d’Ita fait partie de l’histoire universelle. Le seul en scène d’Eric Zanettacci est un devoir de mémoire sur ce qui fut l’une de ses pages les plus sombres sous l’emprise du règne nazi. La simplicité et la réalité de son texte, ainsi que la puissance de son interprétation en font un spectacle autant tendre et attachant qu’émouvant et tragique. Toute en dignité, Françoise Nahon, qui a reçu pour ce rôle, le prix d’interprétation féminine au festival des théâtres de Nice en octobre 2022, nous livre en toute humilité, une performance magistrale et poignante sur un dantesque drame.

 

Ita L. née Goldfeld, une pièce inspirée de faits réels, de Eric Zanettacci, mise en scène par Patrick Zeff-Samet. En tournée et au festival d’Avignon en 2024 au théâtre de l’Oriflamme. Plus d’informations : bardelangle@yahoo.fr