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Bakary Diombera, le transporteur d’émotions qui a tout d’un grand

31/03/2024

Bakary Diombera, le transporteur d’émotions qui a tout d’un grand

Daphné Victor : Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire du cinéma ?

Bakary Diombera : Quand j’étais petit, j’adorais aller au cinéma. Je trouvais fort que des gens que je ne connaissais pas, arrivent à me provoquer des émotions. Je me disais, « mais ça, je peux le faire. Ça aussi. » La vie m’a donné la chance que cela devienne réalité. 

 

DV : Comment en as-tu ouvert la porte ?

BD : À douze ans, je participais bénévolement à de gros événements ; mon objectif était d’en organiser. Déjà j’osais, je me présentais, aux gens je constituais mon carnet d’adresses. Un jour, l’un de mes contacts m’apprend qu’il y a le casting de « La vie scolaire ». Ni une ni deux, je m’y présente. Quatre mois, plus tard on me dit : « Bakary, on n’a pas de rôle pour toi, mais comme on a adoré ta prestation, on t’en a écrit un, rien que pour toi. » Aussi fou que cela puisse paraître, ce fut ma porte d’entrée. Après, j’ai joué dans  « Alice Nevers, le juge est une femme » et les choses n’ont fait que de s’enchaîner.

 

DV : Qu’est-ce qui t’anime face caméra ?
BD : Le rôle. Dans ma tête, je me convaincs que je suis le personnage. Et je le suis.

 

DV : C’est quoi être acteur pour Toi ?
BD : C’est vivre et c’est d’être celui que je ne pourrai pas être.

 

DV : Que se passe-t-il dans ta tête quand tu entends « moteur, action » ?
BD : C’est comme si j’étais hypnotisé. Je ne suis plus Bakary. Je suis le rôle.

 

DV : Mets-tu du Toi dans tes personnages ?
BD : Oui pour ceux avec lesquels j’ai des points communs. Je vais puiser dans ce qui me caractérise. Ça fait partie du jeu d’acteur. Plus on met de soi, plus on enjolive l’interprétation. 

 

DV : Interpréter Noumouké dans « Banlieusards » fut un rôle cadeau ?
BD : On pense à tort que jouer un jeune de cité c’est facile. Mais pas du tout. Noumouké est un personnage fictif qui est loin de celui que je suis dans la vie. Nous n’avions en commun que d’être des adolescents d’Ile-de-France. Lors du casting, le niveau était haut. Il s’est fait en France, en Belgique, en Suisse et aux Antilles. J’ai donc travaillé dur pour que mon jeu soit crédible.

 

DV : Quel regard portes-tu sur tes premiers pas face caméra ?
BD : Celui d’un jeune homme plein d’ambition et de rêves.

 

DV : Des rêves accomplis…
BD : Oui. Je me retrouve sur des plateaux à faire ce que je voulais, qui plus est, aux côtés de grands acteurs.  

 

DV : À ce jour, qu’elle a été ta plus belle rencontre ?
BD : Il y en a eu plusieurs, notamment celles avec Leïla Sy, la réalisatrice de « Banlieusards », Jean-Luc Besson, ou encore, Djamel Debbouze.

 

DV : Que dire de Keny James ?
BD : C’est la famille. C’est un grand frère.

 

DV : Par la caméra de quel autre réalisateur, jouer serait une réelle consécration ?
BD : Je pourrais répondre Scorsese, mais je suis plus dans la prochaine rencontre. À savoir, quel réalisateur va me faire découvrir d’autres facettes de moi et avec lequel je vais tiser des liens forts et durables ?

 

DV : Quel rôle aimerais-tu interpréter ?
BD : Des personnages emblématiques qui ont marqué l’histoire comme Malcolm X, Mohamed Ali. Je suis prêt.

 

DV : De quel acteur aimerais-tu suivre la carrière ?
BD : On me dit souvent, ce qui est un méga compliment, « Bakary, futur Omar Sy. » Certes, je m’identifie à lui, mais Bakary est le futur Bakary Diombera !

 

DV : Tes origines sont-elles une force ou un handicap ?
BD : Ce n’est qu’une question de perception. J’ai décidé d’en faire une force. 

 

DV : Envisages-tu une carrière Outre Atlantique ?
BD : J’aimerai bien. Je suis d’ailleurs en train de travailler mon anglais.

 

DV : Et faire du théâtre ?
BD : Aussi. Il y a trois ans, le théâtre de l’Odéon m'a demandé une disponibilité sur trois ans. Mais j’ai choisi le cinéma. Au théâtre, c’est un rythme et c’est surtout l’instant présent. Il n’y a pas de « coupez, on la refait. » Mais je ne lui dis pas non.

 

DV : Quand la caméra est éteinte, qui es-tu ?
BD : Un jeune lambda, avec ses problèmes qui kiffe sa vie, rigoler et passer de bons moments. 

 

DV : Tu es un jeune homme pétillant, au sourire communicatif. À quoi est dû cet enthousiasme ?
BD : On est le produit de son environnement. C’est dans mes gênes. J’espère ne jamais perdre ça.

 

DV : Enfant, à quoi rêvait le petit Bakary ?
BD : D’être écouté et d’être aimé …

 

DV : Quels sont tes prochains projets ?
BD : L’actuel, c’est la diffusion sur Netflix depuis le 29 mars du « Salaire de la peur » de Julien Leclercq avec Franck Gastambide, Alban Lenoir, Sofiane Zermani et Ana Girardot. Et pour les prochains, je ne peux pas encore en parler, mais ils arrivent bientôt…

 

DV : Quels conseils donnerais-tu à un jeune ?
BD : De ne pas schématiser les autres. Il faut suivre son instinct, envoyer des mails aux agents, aller se présenter sur les plateaux et surtout, trouver sa propre manière de faire les choses, car il n’y a pas de parcours type. La chance, elle se provoque.

 

DV : Tu as 21 ans. En 6 ans, tu as déjà 11 films et 5 téléfilms à ton actif. Ta notoriété fait tranquillement sa place. Et les chevilles dans tout ça ?
BD : Elles n’enflent pas et ma tête est toujours sur mes épaules. Je ne me sens aucunement différent. Je reste moi-même. J’ai même l’impression de n’avoir encore rien fait. Je m’interroge toujours sur le lendemain.

 

DV : Alors, que peut-on te souhaiter ?
BD : D’avoir la paix du cœur et de garder mon sourire. 

 

(c) Visuels : DR/Bakary Diombera

  

 

     

Philippe Risoli : « Confidences pour confidence »

15/10/2023

Philippe Risoli : « Confidences pour confidence »

Daphné Victor : Pourquoi avoir ressenti le besoin de livrer tes souvenirs maintenant ?
Philippe Risoli : Ce sont les circonstances, le fait que la dernière personne qui m’ait vu naître soit partie, en l’occurrence mon père. Je voulais raconter la vie du jeune homme que j’ai été dans les années 60/70/80 à travers des choses drôles et moins drôles.

 

DV : Le fil conducteur du livre est le réveillon de Noël.
PR : J’ai voulu organiser une dernière fois un réveillon de Noël comme cela était la coutume dans ma famille avec les personnes qui avaient pour habitude d’y participer. Chaque chapitre revient au Noël de mes douze ans. C’est un âge charnière où l’on est en passe de devenir un jeune homme, où l’on ne sait pas encore tout analyser, mais où l’on commence à comprendre les choses. C’est ça que je trouvais amusant.

 

DV : En fait, c’est un hommage à ta famille ?
PR : Plus particulièrement à mes parents. Mais c’est aussi en filigrane, une façon de parler de ma passion dévorante pour la radio et la télévision et d’y raconter comment j’ai réussi à rentrer dans ce métier alors que j’étais issu d’une famille modeste du XVIIIème arrondissement de Paris.  

 

DV : C’est un livre qui fait aussi la part belle à l’interrogation.
PR : Tout ce que j’y raconte est en effet source de discussion. Par l’histoire de mon grand-père, je m’interroge sur l’immigration. Par celle de ma mère, sur la fin de vie. Je parle de la dépendance à la cigarette. Je pose la question du service militaire. De façon plus anecdotique, j’évoque mes voyages et ma peur en avion. Je parle aussi d’écologie. 

 

DV : Tu dis de ta mère qu’elle a été le premier amour de ta vie. Comment définirais-tu ta relation avec ton père ?
PR : Elle était plus compliquée, plus rugueuse quand j’étais jeune, car il était d’une sévérité excessive. Avec lui, il fallait marcher droit. La moindre mauvaise note prenait des proportions. Il s’est adoucit lorsque j’ai obtenu mon baccalauréat. Mon entrée à la fac l’a apaisé. On s’est vraiment rapprochés au décès de ma mère. Lui qui ne me parlait jamais de rien, a commencé à me raconter des petits bouts de son enfance. Et plus on s’approchait de la fin, plus il était prolifique.  

 

DV : Tu as été très présent à ses côtés. Il n’a pas souhaité que tu le vois partir, d’où ses derniers mots de te faire savoir qu’il t’aimait. 

PR : Il voulait partir dignement et ne souhaitait pas que je sois présent, d’autant qu’il connaissait mon rapport à la mort. Il voulait me l’éviter. C’est pourquoi, avant que le cancer ne l’emporte, il a demandé à l’infirmière de me dire qu’il m’aimait.

 

DV : Et toi, que voudrais-tu lui dire ? 
PR : Je lui ai à peu près tout dit, du fait que nous avons beaucoup parlé et même de ce que je pensais de sa méthode stricte d’éducation. 

 

DV : Qu’il y a-t-il d’italien en Toi ?
PR : La façon de m’exprimer, la gestuelle et sans doute, un côté séducteur.

 

DV : Et de breton ?
PR : Mon amour pour les crêpes (rires). 

 

DV : Es-tu nostalgique de ton enfance ?
PR : Je ne suis nostalgique de rien. Je vis pour la journée que je suis en train de vivre et éventuellement, pour l’avenir.

 

DV : Tout le monde n’a pas la chance de réaliser ses rêves. Toi, si. En es-tu heureux ?
PR : Forcément. Le 10 février 1986 avec la première de Star Quiz, j’ai concrétisé un rêve de 25 ans. Si c’était à refaire, je referai à peu près tout pareil. Toutefois, j’aurai monté une société de production pour produire moi-même des émissions, en animer certaines et lancer de jeunes présentateurs.

 

DV : Dans ta vie, les femmes ont été importantes.
PR : Je leur dois une partie de ma carrière. Mes entrées à Canal+, à France Inter, à TF1 se sont faites grâce à des femmes.

 

DV : D’avoir fait carrière autant à la radio qu’à la télévision t’a-t-il rendu plus compétiteur que tu ne l’as été en arts martiaux ?
PR : Je n’ai jamais été en compétition avec qui que ce soit, si ce n’est avec moi-même. 

 

DV : Tu écris que choisir entre télévision et radio rimerait avec trahir. En quoi cela ?
PR : Parce que ce sont deux plaisirs complémentaires et quelque peu différents. J’ai commencé avec la radio. Ensuite, j’ai été très présent à la télé ce qui ne m’a plus permis d’avoir une quotidienne en radio. 

 

DV : En quoi la télévision te met-elle en joie ?
PR : Elle me permet d’exprimer le talent que j’espère avoir et d’avoir un public.

 

DV : As-tu eu un mentor ?
PR : Non, mais petit, j’aimais le duo que formaient Jean Yanne et Jacques Martin. Leurs interventions télévisuelles étaient à mi-chemin entre de la présentation et du stand up. 

 

DV : Quel regard portes-tu sur ta carrière ?
PR : Un regard bienveillant. Le gamin que j’étais n’a pas trop mal réussit dans l’univers qu’il a choisi.

 

DV : Que penses-tu de la télévision d’aujourd’hui ?
PR : Elle n’est plus la télé de mon enfance et heureusement. Elle n’a eu de cesse de se construire d’évoluer en diversités. Avant, la télé regroupait la famille. On regardait un programme ensemble. Aujourd’hui, elle est devenue un plaisir solitaire. On la consomme autrement, au rythme que l’on veut et de différentes manières, via de nombreuses plateformes et d’autres supports comme la tablette.

 

DV : Cette nouvelle forme de télévision aurait-elle toujours donné envie au jeune Philippe d’en faire ?
PR : Ce n’est pas impossible, bien que je n’aurais pas envie de présenter une émission de variétés. Sans doute parce que le répertoire musical actuel me convient beaucoup moins.

 

DV : Justement, si tu devais revenir dans la petite lucarne, qu’est-ce qui pourrait te plaire ?
PR : Un talk-show. J’aurais ma façon à moi de le présenter, d’apporter mon regard sur la société en général comme je le fais dans mon livre.

 

DV : Et si c’était en tant que comédien dans un téléfilm ?
PR : Jouer dans un téléfilm ou une série serait un espace nouveau qui tenterait beaucoup le comédien de théâtre que je suis.

 

DV : Quid d’un seul en scène ?
PR : Ça m’amuserait. Mais partir seul en tournée à mon âge le serait moins. Toutefois, il n’est pas impossible que j’en écrive un.

 

DV : En parlant d’âge, être septuagénaire, est-ce la décennie du bonheur ?
PR : Je ne le suis que depuis peu et n’ai absolument pas l’impression d’avoir cet âge-là. Je fais tout comme avant et tout comme j’ai toujours fait.

 

DV : Qu’est-ce que tu retiens avec l’âge ?
PR : Que l’on prend plus de recul face aux situations et plus de distance aussi. Que l’on a plus d’humour, plus de souplesse et que l’on prend davantage son temps.

 

DV : Qu’est- ce que le jeune Philippe qui sa cachait sous la table de la cuisine pour regarder « Les Incorruptibles » aurait envie de dire à l’animateur populaire ?
PR : C’est quand ton prochain passage à la télé pour que j’aille me cacher sous la table et le regarder ?

 

DV : Que peut-on te souhaiter ?
PR : Bonne chance pour la suite, car il en faut dans ce métier.

 

"Dites bien à mon fils que je l'aime", de Philippe Risoli - Éditions de l'Archipel - 21 euros

François Michalon, le révélateur de talent

11/09/2023

François Michalon, le révélateur de talent

Daphné Victor : L’accompagnement séduit de plus en plus de personnes en quête de sens. D’où provient cet engouement selon vous ?
François Michalon : L’accompagnement existe depuis plus de trente ans. Il vient des États-Unis et était réservé à une certaine élite. Progressivement, le développement personnel s’est déployé et avec lui, le terme de coaching. C’est devenu un phénomène de mode. Tout le monde voulait être coach en proposant des solutions miracles et tout le monde voulait avoir un coach. C’était tendance et ça l’est toujours aujourd’hui.

 

DV : Pourquoi les gens ont-ils besoin d’être accompagnés ?
FM : Pour être guidés et avoir un mode d’emploi. Nous sommes dans une société de services. L’accompagnement en est un. Qui plus est, il fait gagner du temps et de l’efficacité. 

 

DV : Pour quelle(s) raison(s) vous sollicite-t-on ?
FM : Pour l’amélioration des performances, une meilleure efficacité au travail, sortir d’une impasse, reprendre le contrôle, retrouver du bon sens, subir moins de pression, avoir une meilleure qualité de vie, mais également, pour éviter la charge mentale et le burn-out.

 

DV : Quelles sont les fondamentaux de votre méthode innovante ? 
FM : Elles consistent à aider la personne à prendre connaissance et conscience d’elle-même, car en général, elle ignore comment elle fonctionne. Je suis là pour lui révéler ses qualités et améliorer son comportement. Je l’accompagne dans le but de l’élever.

 

DV : Comment faites-vous ?
FM : Je sais être à l’écoute. Cela passe par une acuité mentale que j’ai toujours eue et qui s’améliore constamment, tout en m’appuyant sur des traditions ancestrales. 

 

DV : En quoi est-elle avant-gardiste ?
FM : Par sa simplicité et par sa technique qui active les capacités du cerveau. Le docteur Alain Delabos, médecin nutritionniste, père de la chrono-nutrition, que j’ai sorti de son burn-out, dit de moi « Avec François on ne fait rien, tout se fait. » Ma méthode amène en douceur à avoir de nouveaux comportements. Un athlète de haut niveau qui est tenu à une discipline de travail découvrira grâce à ma méthode, une autre forme d’entraînement plus performante qui lui amènera moins d’efforts pour plus d’efficacité, avec, en prime, moins de blessures, mais une plus grande capacité de récupération. 

 

DV : Est-ce du lâcher prise ?
FM : Ça pourrait y ressembler. Mais ça va bien au-delà, car cela nécessite aussi une certaine confiance.

 

DV : Le dépassement de soi est-il nécessaire pour atteindre son plein potentiel?
FM : Avant de dépasser le Soi, arrivons déjà au Soi. C’est primordial. Quand on atteint le Soi, tout le reste vient automatiquement. Mais en même temps, s’il est atteint, pourquoi vouloir le dépasser ? 

 

DV : Vous avez-fait du burn-out votre crédo. Vous lui avez même dédié un livre « Burn-out, le vrai du faux » (Ed La Providence). Que traduit-il selon vous ?
FM : C’est un excès du moi au détriment du Soi. Tout le monde peut en être victime. Il touche même des personnes très performantes et qui ont tendance à vouloir tout contrôler. À force de vouloir toujours plus, de ne plus se mettre de limites ou d’être dépassé, un jour, boom, ça craque. C’est à ce moment-là qu’il y a une prise de conscience et que l’on veut redonner du sens à sa vie et revenir à l’essentiel, donc à Soi.

 

DV : Comment éviter cet état ?
FM : Par la prévention. Il est nécessaire d’expliquer que l’on peut éviter l’excès de charge mentale, l’antichambre du burn-out, à condition de se connaître, d’être vigilant par rapport à tout un tas de signes qui vont arriver et se manifester et de n’être surtout pas dans le déni. D’où l’importance d’être bien entouré, que ce soit par une cellule professionnelle comme familiale.

 

DV : Peut-on dire non à une pression professionnelle ?
FM : Mais oui, on peut et on doit dire non ! Ça s’apprend. Car si on ne sait pas le dire, on devient de la chair à burn-out. Aujourd’hui, il n’y a jamais eu autant de personnes qui démissionnent. Pour qu’elles ne quittent pas l’entreprise, elles imposent leurs conditions. Les règles changent, ce qui était inenvisageable il y a encore quelques années. C’est le patron qui avait tout pouvoir. Plus aujourd’hui.

 

DV : Finalement, ne serions-nous pas notre propre guide ?
FM : Tout à fait. À notre naissance, on arrive avec toutes les options. Puis, au fur et à mesure des années, à cause ou grâce à la moralité, à l’éducation, les expériences de la vie, on a tendance à se limiter, à s’enfermer, voire à se refermer. Même si notre destination finale sera une boite, autant vivre large et illimité avant que ne se referme son couvercle. Cela implique d’être joyeux et léger. 

 

DV : C’est ce que permet votre accompagnement. Il consiste donc à alléger le mental et l’émotionnel pour retrouver équilibre et harmonie.
FM : C’est tout à fait ça. Prenons l’exemple d’un ordinateur que l’on vient d’acheter. Il est performant, mais au bout d’un an, il commence à montrer des signes de faiblesses. On lui ajoute un programme anti-virus pour le nettoyer, mais on s’aperçoit qu’il a des dossiers non ouverts depuis longtemps et prenant de la place. Il faut soit, les sauvegarder dans un disque externe, soit les supprimer. Dans les deux cas, l’ordinateur doit être allégé. Une fois que c’est fait, il retrouve une mémoire vive, ainsi qu’une capacité de fonctionnement rapide. C’est exactement le même fonctionnement pour l’être humain. Et c’est là que j’interviens.

 

DV : Sur la durée, les changements ou les améliorations obtenus sont-ils pérennes ?
FM : Oui. Mon programme d’accompagnement permet à la personne d’avoir un nouvel état énergétique. Il lui donne les clés et les moyens nécessaires pour entretenir ce nouveau rayonnement d’elle, via des exercices qui vont lui servir à tout moment. Après, c’est comme pour une voiture qui a été révisée. Il est bien d’effectuer dans le temps, un contrôle de mise à niveau.  La prise de conscience amène à de nouvelles révélations et à un nouvel état d’esprit. Et cela est sans fin. 

 

DV : En cette rentrée, quels sont vos conseils pour ne pas se laisser submerger?
FM : Simplifiez-vous la vie, mettez en place une discipline de travail, prenez de la distance avec les événements, limitez votre accès aux réseaux sociaux et surtout, vivez le moment présent. Septembre, c’est l’automne. Les feuilles tombent. Ce n’est pas un hasard du calendrier. Aussi, il faut suivre le rythme de la nature. Elle fait peau neuve. Nous aussi pour nous remettre en harmonie avec nous-même afin de nous régénérer et de réaliser les objectifs que l’on s’est fixés.

 

DV : Y a-t-il des astuces pour profiter de sa vie ?
FM : Mais oui. Lisez-moi. Je dis tout dans « Les meilleures astuces pour réussir sa vie». Mais bonne chance, car il est introuvable (rire).

 

DV : Qu’est-ce l’on peut vous souhaiter ?
FM : Comme l’a écrit Bernard Le Bovier de Fontenelle « Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon, vous n’en sortirez pas vivant. » Donc, amusez-vous plus !

 

Liens : https://www.linkedin.com/in/francois-michalon/
www.motivationpremiere.com

 

© DR/ François Michalon

 

 

         

Sandrine Pereira, une médium tournée vers l’avenir

19/08/2023

Sandrine Pereira, une médium tournée vers l’avenir

DV : Quelle différence y-a-t-il entre médiumnité et voyance ?
Sandrine Pereira : La voyance utilise des outils comme le tarot, le pendule, l’encre, alors que la médiumnité est un contact avec l’au-delà. La vie des gens est écrite. Le médium n’invente rien. Il n’en est qu’un messager, un missionné.

 

DV : Pour être médium, faut-il être également psychothérapeute ou psychologue ?
SP : Sur le fond, non du fait que l’on soit en contact direct avec une entité. C’est elle qui nous donne les informations à transmettre. Mais dans la forme oui, car il faut savoir écouter la personne qui consulte pour lui transmettre les informations reçues de la manière la plus optimale possible qui soit en fonction de son état de réceptivité.

 

DV : Donc, qu’est-ce qui caractérise un bon médium ?
SP : De ne pas prendre parti, de faire de bonnes prédictions et de bien guider la personne qui consulte.

 

DV : Et comment fait-on pour trouver un bon médium ?
SP : Quand une personne appelle un médium, il ne faut pas qu’elle lui pose de questions.  C’est au médium de prendre la parole. Il doit être un élément déclencheur. C’est comme ça que je conçois la médiumnité.

 

DV : Vous vous définissez comme médium pure. Qu’est-ce que cela signifie ?
SP : C’est lorsque l’on est en contact direct avec l’entité. C’est elle qui parle et qui transmet les informations. Le médium ne fait que de traduire ce qu’elle dit. On peut la voir, on peut l’entendre. On peut également être connecté à elle par des transmissions de pensées.

 

DV : Peut-on dire que c’est un don ?
SP : Ça en est un. Nous l’avons tous en nous. Il se développe ou pas. 

 

DV : Dois-je comprendre que n’importe qui a la faculté d’être médium ?
SP : En effet, mais encore faut-il qu’il soit connecté à une entité. Par contre, attention. En médiumnité comme en psychologie, il ne faut en aucun cas se substituer à un rôle qui n’est pas le sien.  Le médium doit donner des clés pour faire travailler le conscient de la personne et lui faire comprendre par elle-même quelle sera la meilleure solution pour elle. 

 

DV : Quand et comment avez eu conscience de vos pré-dispositions ?
SP : Toute petite, j’ai eu des intuitions. Je ressentais que l’on me parlait, mais sans pouvoir le définir. À treize ans, j'ai été violée par mon père. C'est à ce moment-là que ce don s’est déclaré. Je faisais des rêves prémonitoires. J’avais également des flashes. Puis, à 17 ans, j’ai tiré instinctivement les cartes sans avoir l’impression que c’était moi qui les lisais. Je n’avais pas encore conscience que l’entité était présente. Je rentrais aussi en contact avec des défunts. Bien plus tard, à 24 ans, alors que je venais de coucher mes enfants, j’ai entendu une voix qui me parlait en répétant mon prénom. J’ai pensé que c’était mon mari qui m’appelait. Mais ce n’était pas lui. Je me suis évanouie. En revenant à moi, j’ai compris que j’avais quelque chose de spécial et que j’étais guidée par une protection spirituelle.

 

DV : Mais qui était-ce ?
SP : « Tonton José », le frère de mon père, qui nous a quittés. Je ne me souviens que très vaguement de lui, car j’étais trop jeune quand il est parti.

 

DV : C’est lui l’entité qui vous guide ?
SP : Tout à fait. C’est lui qui me parle. Je l’ai accepté tout comme j’ai reçu comme un cadeau cette faculté qu’il me donne de transmettre des prédictions.

 

DV : Est-il omniprésent ?
SP : Maintenant oui. Sa présence quotidienne s’est faite progressivement et sur plusieurs années.  Depuis 2014, il est là en permanence. C’est lui qui décide de me parler ou pas.

 

DV : Vous incite-t-il à intervenir auprès de la police pour apporter des éclairages, comme notamment dans la disparition du petit Émile.
SP : J’ai été sollicité tout comme d’autres médiums. J’ai simplement attendu que « Tonton » me donne les indications qui pourraient faire avancer les recherches pour intervenir. Les informations que j’ai transmises ont été prises au sérieux autant par la Préfecture que par la Gendarmerie. Il semble qu’elles aient ouvert leur réflexion. 

 

DV : En quoi consistent les protections que vous réalisez ?
SP : Contrairement à la médiumnité où il vient à moi, c’est moi qui consulte mon oncle pour effectuer des protections gratuites auprès des personnes qui en ont besoin où qui me le demandent. C’est « Tonton » qui décide si elles sont nécessaires et si je peux les faire. Cela s’étend sur 7 jours. Je lui explique pourquoi je le sollicite et lui communique des informations. Il me fait alors répéter les domaines d’intervention. Il me dicte des phrases à répéter et me fais réciter des prières. Le comment de ce que je fais et reçois est entre moi et mon oncle. 

 

DV : Et quels sont ces domaines ?
SP : Tous ceux qui touchent les gens. Donc la santé, les relations humaines et familiales, les conditions de travail, les accidents de la vie… 

 

DV : Pouvez-vous développer ?
SP :  J’ai sauvé un homme atteint d’un cancer. J’ai permis à un alcoolique de se sevrer sans prise de traitement. Une femme qui n’arrivait pas à tomber enceinte, l’est devenue alors que son état de santé ne supposait pas qu’elle puisse l’être.

 

DV : Votre don vous permet-il de dormir « d’un troisième œil » (= 6ème chakra situé au milieu du sourcil, porte de l’intuition) ?
SP : Je dors sans dormir. La présence de mon oncle a fait que mon sommeil est devenu léger. Il peut dans la nuit à tout moment me réveiller pour me parler. Résultat, Je ne connais pas de repos mental. Parfois, donc, je me sens aspirée. Mais je me « recharge » très vite, à l'idée d' aider les gens.

 

DV : Est-ce difficile de vivre avec un médium ?
SP : Je ne le pense pas. Au quotidien, mon entourage semble fier du bien que je procure aux autres. En revanche, attention aux personnes mal attentionnées. Car, avec moi, la nécessité faisant loi, le mensonge est vite à découvert.

 

DV : Votre mantra est-il de faire que l’impossible devienne possible ?
SP : C’est ce que disent les personnes qui me consultent. Ils aiment à répéter que « Angèl a toujours les solutions », qu’« Angèl fait des miracles ».

 

DV : Quelle satisfaction retirez-vous du bien que vous apportez ?
SP : C’est un bonheur de faire du bien autour de moi. C’est gratifiant de voir les gens heureux. Le fait que je sois sollicitée pour les aider et que le résultat soit là, est une victoire que je savoure à chaque instant.  

 

DV : La télévision pourrait-elle être un tremplin au bien que vous apportez aux autres ?
SP : Je le pense, oui. C’est pourquoi je travaille actuellement avec deux amies, sur le concept d’un divertissement hebdomadaire pour venir en aide, en immersion, chez les personnes qui en ont besoin, quel que soit la problématique rencontrée.

 

DV : Un mix entre « Pascal le grand frère et « Super Nanny » ?
SP : Sur le fond oui, puisque c'est celui d'intervenir dans des familles, mais pas dans la forme dont le fil conducteur est la médiumnité et ses solutions.

 

DV : Que peut-on vous souhaiter ?
SP : De continuer à rendre et voir les gens heureux. C’est là tout mon bonheur.

 

Sandrine Pereira : https://angelmedium.fr

(c) DR/Sandrine Pereira