04/08/2025
Car cette célébrité, Julien Dassin, de son vrai prénom Julian Samuel, l’a subie malgré lui. C’est elle qui n’a de cesse de lui courir après. Son problème ? Avoir été orphelin trop jeune. Eh oui. Il n’a pas eu le temps de connaître son père, emporté, à peine cinq mois après sa naissance, par une crise cardiaque. Quant à sa mère, elle l’a trop vite rejoint. Donc trop tôt, le fils cadet de l’illustre Joe Dassin et de sa femme Christine a dû délaisser les « joies » de l’adolescence pour devenir malgré lui un adulte avisé.
Avec son frère Jonathan, il est le sang de ce patronyme célèbre, le relai de chansons à succès toujours écoutées et d’un répertoire toujours autant réclamé. L’évidence d’en être le gardien prend alors tout son sens. Julien a conscience du poids de ce nom de légende. Il ne peut échapper au devoir de mémoire qu’il lui revient d’avoir.
Il va donc s’employer à faire perdurer le répertoire de Joe Dassin. Lui qui souhaitait rester dans l’ombre, se retrouve en haut de l’affiche. Julien brave sa timidité en reprenant ses grands standards. Et ça le fait. Au-delà de la satisfaction, il en trouve du plaisir. Bien que sa ressemblance soit apparente, loin de lui de chercher à imiter l’artiste et l’homme de scène qu’était son père. Julien n’est pas Joe. Il n’est que le relayeur de ses meilleures chansons, un passeur de témoin pour continuer à satisfaire un public en demande.
Toutefois, pour avancer et se déployer en tant que Julien, il lui faut comprendre ses racines, ses origines, qui était cet homme tant apprécié qu’il n’a pas connu et que seules les archives lui permettent de voir et d’entendre. C’est indispensable à son équilibre. C’est « son Amérique à lui ».
Son travail de transmission va alors se faire par la plume. Dans « Il était une fois nous deux. Joe Dassin, mon père », Julien va chercher les pièces de vérité sur ses ascendants, le couple formé par ses parents, afin de reconstituer le puzzle de leur histoire et donc, la sienne. En partageant sur le papier des anecdotes de leur vie, il se raconte lui-même, se libère et en profite pour rétablir des rectitudes. Son livre n’est pas une biographie « qui s’appelle mélancolie ». C’est un témoignage libérateur exprimé « la fleur aux dents », avec respect et humilité sur « la famille à Jojo » et s’affranchir d’un père dont il porte fièrement l’héritage.
« Il était une fois nous deux. Joe Dassin, mon père » par Julien Dassin aux éditions de l’Archipel
09/06/2025
Un lycée du Massachusetts est éprouvé par une rumeur qui fait scandale. Addie, une lycéenne de 16 ans est soupçonnée d’avoir entretenue une liaison avec l’un de ses professeurs. Bien qu’elle ait toujours niée les faits, il a été renvoyé.
C’est la rentrée. Les vacances n’ont nullement apaisé les doutes et les accusations. Addie est devenue persona non grata. Tous les yeux sont tournés vers elle. Et c’est sans compter l’intérêt que va lui porter la très populaire et jolie Kenzie en faisant d’elle son souffre-douleur. Toutes les occasions sont bonnes pour l’humilier et la harceler publiquement. Le corps professoral ne la considère pas d’avantage. Surtout pas Ève, sa professeure de mathématiques depuis qu’elle a triché lors d’un contrôle. Seul son mari, qui est également le professeur d’anglais d’Addie, préfère fait fi de tous ses qu’en-dira-t-on pour mettre en avant le talent de poète que la paria de lycéenne aurait. À moins que ce ne soit pour se jouer de sa détresse et mieux la manipuler...
Avec Freida McFadden, il faut savoir lire entre les lignes. « Le méchant » n’est pas forcément celui qui est au premier plan. Et en cela, l’auteure sait nourrir la confusion pour mieux tenir son lecteur en haleine. Tout comme le faisait la très regrettée reine du suspens Mary Higgins Clark, elle se joue du mystère jusqu’à la dernière page avec maestria.
25/05/2025
Tricia et Ethan sont de jeunes mariés, en quête de leur nouveau nid d’amour. Qui sait. Ce sera peut-être ce grand manoir isolé et abandonné depuis quatre ans par sa propriétaire Adrienne Hale, une psychiatre renommée, énigmatiquement disparue pensé tuée par son compagnon.
Sans doute, auraient-ils dû reporter leur visite. Arrivés sur place, une violente tempête de neige va contraindre les amoureux à rester sur place. L’agent immobilier n’étant pas arrivé et le froid étant transperçant, ils décident d’aller se mettre à l’abris à l’intérieur et d’en découvrir les lieux. En même temps, ils sont venus pour ça ! Le temps de leur visite, la météo se sera sans doute calmée.
Ils étaient loin de se douter qu’ils pénétraient dans l’antre de machiavéliques vérités. « La seule façon pour que deux personnes gardent un secret, c’est que l’une d’elles soit morte ».
Le manoir recèle de secrets. Ils ne sont pas au bout de leurs découvertes. Une bibliothèque cachée, des enregistrements audios des patients du docteur Hale, des bruits dans le grenier, un tableau qui change de place.
Progressivement, les pièces d’un démoniaque puzzle s’imbriquent. Qui ment ? Qui piège qui ? Est-ce bien son compagnon qui a tué la psychiatre ? À qui profite sa mort ? Les évidences sont plus que trompeuses dans cette atmosphère pesante, dont les ficelles sont rudement menées. Les rebondissements tiennent en haleine jusqu’à la dernière page, nous faisant douter des personnages et du dénouement de l’histoire. Bref, un nouveau succès addictif pour cette reine du thriller psychologique.
02/04/2025
Ici, bas les masques. Exit bal, carnaval, baladins, bohémiens ou autres comédiens. On « laisse les gondoles à Venise » pour suivre les investigations d’Eva, une généalogiste successorale. Fouiller dans le passé, se documenter et effectuer des recherches est son ADN. Devenue célibataire après sept ans de vie commune avec une homme parti pour une plus jeune qu’elle, elle se jette corps et âme dans sa nouvelle mission.
Georgio Scorfano est un riche homme d’affaires orphelin, qui ne se connait pas de famille et qui est persuadé qu’il est le descendant d’une illustre famille vénitienne. Comme un état d’urgence, il veut savoir qui il est, quelles sont ses racines. Recoller les pièces manquantes du puzzle de son histoire ne devrait donc pas poser de problème à Eva. Mais au fil de son avancée sur les traces du passé, son travail prend les allures d’un véritable casse-tête qui la pousse dans un jeu de piste qu’elle prend pour défi. Qui est donc cet homme séduisant de surcroît, qui n’a aucun acte de naissance enregistré et dont le patronyme ne figure sur aucun registre ?
Eva va mener l’enquête pour trouver des réponses à cet imbroglio d’énigmes mystérieuses. Ouvrir la boite de Pandore va réveiller de lourds secrets. La généalogiste était bien loin de la vérité. Et lorsque les forces surnaturelles de l’esprit s’en mêlent, ce sont deux âmes sœurs en quête de sens et d’amour qui vont se trouver pour être liées à jamais.
« Les silences de Venise », de Evelyne Dresse, aux éditions Glyphe
09/02/2025
Ses quatre tomes marient avec habileté, manipulation, emprise et « gaslighting » (prise de pouvoir psychologique sur l’autre par le doute de la parole et de l’esprit). Ils ne se lisent pas. Ils se dévorent tant le récit y est haletant et prenant. C’est l’effet cacahouètes. Quand on en goute un, on ne s’arrête plus ! Les situations s’enchaînent avec des coups de théâtre qui viennent provoquer notre esprit d’analyse, le tout soupoudré de romance à la sauce Harlequins. Eh oui, n’est pas « Hercule Poirot » qui veut.
Mais de quoi parlent ces romans ? Ils racontent l’histoire de Millie, une jeune femme en liberté conditionnelle qui vit dans sa voiture. Elle décroche un travail de femme de ménage auprès des Winchester, un riche couple new-yorkais, parents d’une petite fille. C’est une chance inespérée pour elle. Les missions attendues sont à sa portée. Le salaire plus qu’attrayant. Tout semble donc parfait, mais c’est sans compter les mystères, les doutes, les machinations, les suspicions et les accusations. L’auteure fait un plot twist (retournement). L’histoire prend une toute nouvelle orientation. Millie déchante. Elle se retrouve prise dans un piège diabolique. Si seulement elle avait été moins innocente, elle aurait pu l’éviter. Comme quoi, il faut se méfier de ce qui semble évident. Elle va l’apprendre à ses dépens. Heureusement, Enzo veille sur elle pour la sortir de ce guet-apens, mais pas que celui-là. Millie n’est pas au bout de connaître de nouvelles et étranges histoires. En autres, avec les Garrick, couple multi millionnaire qui va aussi se jouer de sa crédulité en la mettant à dure épreuve.
"La femme de ménage" c’est quatre tomes (« La femme de ménage », « Les secrets de la femme de ménage », « La femme de ménage voit tout », « Le mariage de la femme de ménage ») au succès mondial qui s’est fait dans un temps record. Merci Tiktok. Merci le bouche-à-oreille. Et l’engouement est loin d’être fini. Même le septième Art s’y intéresse ! Et on le comprend. Chaque page projette la visualisation. Une adaptation sur grand écran serait prévue pour fin 2025. Ce serait l’actrice américaine Sydney Sweeney qui serait pressentie pour le rôle de Millie. On a hâte. À suivre donc.